.....Gracchus Babeuf - des extraits de...
 
Je t'йcris au sujet de Gracchus Babeuf
de Jean Soublin, Editions Atelier du Guй

Le dйbut / Education de Babeuf / Babeuf milite а Roye / Les Sans-culotte / La gauche brisйe en 1795 / Babeuf et les Egaux au Cafй des Bains chinois / Le procиs / La fin.

LE DEBUT
Tu te demandes pourquoi je t'йcris : est-ce que je sais, moi ? Non, je ne te connais pas. Je t'ai souvent croisй, pourtant : dans la rue, les transports en commun, au cinйma. Tu changes souvent d'allure, de tenue, de couleur de peau, et mкme de sexe, mais tu as toujours cet abattement que j'ai trop longtemps confondu avec de la veulerie. Jusqu'au jour oщ j'ai aperзu dans tes yeux un йclair qui m'a intйressй. J'ai cru y reconnaоtre une volontй, une rйvolte contre le monde tel qu'il est, et j'ai commencй а rйflйchir sur ton compte. Non, tu ne m'as jamais vu : est-ce qu'on regarde un vieux monsieur ? L'envie m'est venue un peu plus tard de t'aider, avec mes pauvres armes d'йrudit et de conteur. Comme je crois que tu te sens seul, je me suis dit que tu trouverais peut-кtre du rйconfort en apprenant que d'autres, avant toi, ont ressenti а peu prиs ce que tu sens. Ils sont trиs nombreux, tu sais : seul dans ta chambre, tu n'es pas seul dans l'Histoire, loin de lа. J'ai un peu cherchй. Il me fallait pour te frapper, choisir mon exemple dans une pйriode qui ressemble а la nфtre. J'ai trouvй, je crois. Je te propose l'histoire d'un homme qui n'йtait pas d'accord avec le cours des choses dans son pays, la France, а son йpoque, celle du Directoire, il y a deux cents ans.
 
EDUCATION DE BABEUF
Sa famille йtait pauvre, mais je ne la place pas tout а fait au bas de l'йchelle, avec les valets de ferme logйs sur la paille des granges et nourris de harengs saurs. Pas d'argent, certes, mais un pиre fantasque et bourlingueur, assez йveillй au monde pour inventer des bobards comiques sur ses aventures. Une mиre attentive, capable d'enseigner а lire, de recoudre les vкtements et de tenir propre sa progйniture. Quant elle plaзa le petit Franзois, а douze ans, mettons, elle ne l'envoya pas au cul des vaches, elle le mit chez des seigneurs. Il y a beaucoup appris. Rien de tel, j'imagine, que le service domestique sous l'Ancien rйgime pour acquйrir des vertus d'ordre, d'obйissance, avec une sorte de vernis social. On apprend la relativitй des pouvoirs, le dosage des dйfйrences et, ce qui est capital, l'usage de la langue franзaise au milieu d'une campagne oщ tout le monde parle en patois. Avec du doigtй, sa bonne mine et dйjа de l'ambition, le petit valet de pied se rend utile, on l'apprйcie. Un peu de chance et il tombe un jour sur des maоtres qui le prennent en affection et se piquent de l'instruire. Ah ! les bons maоtres ! Nous voici chez la comtesse de Sйgur (mйtaphysiquement, ne va pas te tromper de siиcle). J'imagine fort bien le jeune Babeuf jouant avec les enfants du chвteau sous l'oeil attendri de leur mиre. Et rien ne m'empкche de la regarder attentivement, cette jeune femme, de lui supposer des lectures (Jean-Jacques Rousseau ?), et de lui permettre des passions. Un historien trиs sйrieux a avancй l'hypothиse d'une protectrice amoureuse de Babeuf adolescent (on passe chez Marivaux) : charmant, n'est-ce pas ? Et tout а fait plausible; aprиs tout, nous sommes au XVIIIиme siиcle. Nous admettrons donc des amours а la Boucher, entrecoupйs de lectures et de conversations sur les Lumiиres. Mais que fait-on quand le jeune amant grandit et commence а devenir encombrant ? On le marie (зa, c'est Beaumarchais), avec une femme de chambre, de cinq ans son aоnйe : Victorine.
 
BABEUF MILITE A ROYE
Une autre anecdote qui montre le jeune Babeuf dans ses œuvres pourrait s'intituler "La dame Rozйe et le marais de Braquemont". Savoures-tu comme il faut les relents terriens de ces noms ? Pour moi, je devine sans peine la brume du soir montant du marais, j'entends le concert des crapauds, le gloussement d'une poule d'eau. Quant а la dame Rozйe, elle passe un doigt crochu dans le ruban noir autour de son cou fripй et, de l'autre main, caresse voluptueusement une pile d'йcus de six livres. Elle occupait le marais, mais aussi les bois et les prairies voisines. "Depuis des annйes, affirmait-elle, on me les a cйdйs". - Qui зa ? demandait Babeuf. - Je ne sais plus, c'йtait il y a longtemps, je ne suis qu'une vieille femme appauvrie". Babeuf йtait convaincu que le marais appartenait а la commune. La municipalitй gйrait les biens communaux comme l'avaient fait les йchevins de l'Ancien rйgime. Selon la loi, ce que ces biens rapportaient devait кtre distribuй aux pauvres, copropriйtaires, aprиs tout, autant que les riches. Hйlas ! Les йdiles ne sont pas toujours des ascиtes. Depuis longtemps ils se partageaient le revenu de ces parties communes, ou les distribuaient а leurs amis comme autant de H.L.M. Selon Babeuf, la dame Rozйe occupait sans titre le marais de Braquemont. Il rйclama sa restitution ; la vieille alla glapir а la Mairie oщ la municipalitй, harcelйe par Babeuf, nomma finalement une commission d'experts, dont il fit partie. Un jour, cette commission, convaincue par lui que le marais appartenait а la ville, envoya deux chфmeurs y abattre quelques arbres au nom de la commune. La municipalitй y vit un abus, un coup de force, et c'en йtait un en effet, soigneusement organisй. Quand le Conseil municipal voulut se rйunir pour rйagir, il trouva la Mairie occupйe par une foule trиs йnervйe devant qui Babeuf prononзait un discours. Je ne sais pas comment se termina l'affaire, ni si la Rozйe dut restituer son marais, mais l'incident fit si peur aux conseillers municipaux (on avait, c'est vrai, beaucoup parlй de les pendre, ou, comme on disait alors, de les "accrocher"), qu'ils engagиrent des poursuites et firent de nouveau arrкter notre sйditieux. C'est ici qu'intervient Victorine, assez rйsolue, assez courageuse pour terroriser les tйmoins а charge dont aucun n'osa comparaоtre aux audiences : on relвcha son mari. Il sortit, et recommenзa de plus belle а tracasser les autoritйs. Il lanзa un petit journal, essaya de se faire йlire conseiller gйnйral, puis juge de paix, puis dйputй ; toujours candidat et toujours invalidй par les manoeuvres de ses adversaires. Il finit tout de mкme par entrer au Conseil d'arrondissement de Montdidier, а cфtй de Roye ; il s'y heurtera de nouveau а la majoritй bourgeoise.

 

LES SANS-CULOTTE
Te souviens-tu du sans-culotte tel que nous le reprйsentent tant d'images? Un gaillard en pantalon (il ne porte pas la "culotte" des riches, serrйe aux genoux), avec un gilet (la "carmagnole") et un bonnet, sans doute sale, mais phrygien, celui des affranchis de l'Antiquitй. Si la caricature est d'origine royaliste, il aura un couteau а la ceinture, une pique а la main et une bouteille de vin dans la poche. Imagine ce lascar aux rйunions d'une assemblйe populaire. Des intellectuels du quartier lui expliquent les dйcisions de la Convention. Il йcoute des discours incendiaires, il hurle, et la femme qui l'accompagne hurle encore plus fort. On lui parle de trahison, de corruption: "Tous les politiciens sont payйs par l'Angleterre! -A mort les politiciens... Dumouriez est passй а l'ennemi! -A mort Dumouriez..." et ainsi de suite. Cette violence atterre tout le monde, elle fait frissonner Marat lui-mкme, quand il visite les sections pour les calmer, et Robespierre, pourtant si attentif а la colиre du peuple parisien. Parisien au sens large, le seul qui compte. Paris a toujours fourmillй d'йtrangers et bon nombre d'entre eux y sont morts pour la libertй, tu n'as qu'а lire les noms sur les listes, celle des condamnйs Hйbertistes, par exemple. Tu y trouveras, parmi les dix-neuf guillotinйs, un Hans Kock, un Pereira, un Berthold et un Cloots. Guzman, lui, en a rйchappй ce jour-lа. Et n'oublie pas les provinciaux: regroupйs par quartiers, parlant mal le franзais, conservant des moeurs insolites et bruyantes, friands de plats nausйabonds, ce sont les immigrйs de l'йpoque. Tous ces gens sont armйs, ils sont aussi extrкmement brutaux, tout а fait capables de barbarie s'ils ont vraiment la haine. On les a vus а l'œuvre six mois plus tфt, quand ils sont entrйs dans les prisons pour йgorger ceux qui s'y trouvaient.
 
LA GAUCHE BRISEE EN 1795
Observons d'abord ceux que Babeuf a rencontrйs en prison. Au dйbut de 1795 la rйaction thermidorienne avait coffrй, en mкme temps que lui, bon nombre de militants. Ils venaient de tous les courants de la gauche. Certains se donnaient pour robespierristes, d'autres, issus des sections parisiennes, avaient travaillй avec Jacques Roux ou Hйbert avant que Robespierre ne les abatte. On trouvait aussi des athйes, motivйs par la seule envie de bouffer du curй. Le plus grand nombre йtaient des militants de base, simples et rudes, dйsorientйs par les inconstances de la politique. Tous ces gens avaient vйcu depuis 1789 cinq annйes grisantes de progrиs vers la libertй et, tout de mкme, vers un peu plus d'йgalitй. Selon leur inclination, ils avaient applaudi ou vomi thermidor mais tous comprenaient maintenant que la chute de Robespierre bloquait la marche en avant. L'Histoire s'йtait retournйe contre eux, ils le sentaient et perdaient courage. Dйsormais, il fallait remiser les vieilles espйrances, les pйtitions, les dйfilйs, les slogans, et parler bas en regardant autour de soi. Car la dйlation rйgnait sur Paris. La concierge acariвtre, le boucher enrichi au marchй noir, le retraitй confit dans ses incontinences, toute cette vermine sortait des crevasses du mur et bavait ses dйnonciations. "Je l'ai vu, il portait un couteau, il braillait: Vive Marat." En prison! "Je l'ai vue, elle avait traоnй ses enfants а la manifestation, elle hurlait: du pain, du pain! Devant ses enfants, Monsieur, quelle honte!" En prison! Je suis assez vieux pour avoir connu les Franзais dans une йpoque semblable: crois-moi, ce n'est pas beau. Bref, on les avait incarcйrйs, et dehors, leurs familles crevaient de faim, comme en 93. Certes, le gouvernement avait rйglй le problиme des subsistances, on trouvait du pain partout, mais on avait aussi libйrй les prix, qui flambaient. Le pauvre pouvait toujours lйcher la vitrine du boulanger en s'interrogeant sur la nouvelle loi qu'on lui opposait, mystйrieuse, incomprйhensible et supйrieure, lui disait-on, а toutes les autres: la loi du marchй. La gauche йcrasйe, le peuple diffamй, affamй: ah! Ils avaient bien lieu de se dйcourager, ces militants. A ce groupe pitoyable, Babeuf va imposer son ascendant, il leur rendra courage, leur donnera des objectifs et les moyens de les atteindre. Il en fera un parti rйvolutionnaire, le premier de l'Histoire, et je dois te montrer comment.

 

BABEUF ET LES EGAUX AU CAFE DES BAINS CHINOIS
Au cafй, nous serons en sыretй, on n'y rencontre que des sans-culotte bon teint. Leurs surins fichйs dans les tables de bois suffisent а faire rйflйchir les voyous d'extrкme droite, on n'en voit jamais dans cette salle. En revanche, tu feras bien de parler bas, l'endroit fourmille d'indicateurs. Babeuf a sa table au fond. Tu reconnais prиs de lui Buonarroti et Darthй qui lui racontent les derniиres chamailleries au club du Panthйon. Mais tu dйcouvres aussi de nouveaux visages que je dois te prйsenter. Ce vieillard au profil crochu, fort laid, bиgue, c'est Sylvain Marйchal, bibliothйcaire а la Mazarine. Il avait aidй Babeuf en 1793, il l'a rejoint aujourd'hui. Il touche un peu а tout, versifie depuis des annйes dans la tonalitй anacrйontique et collabore а plusieurs journaux. Sans vraiment les approfondir, il cultive ses marottes : l'athйisme et l'йgalitй, qui le rapprochent de Babeuf, et l'anarchie, qui l'en йloigne. Je le trouve un peu bizarre, un peu excessif, et pas trop sympathique. Buonarroti, dans son livre, en a fait un cadre important de la Conjuration. Je veux bien, mais j'observe qu'il n'a pas йtй arrкtй avec Babeuf, que son nom n'est pas mentionnй au procиs et qu'aucun contemporain ne le place parmi les conjurйs. Il est mort dans son lit en 1803 aprиs s'кtre illustrй par un projet de loi portant interdiction aux femmes d'apprendre а lire, tu vois le genre d'homme. Tu prйfйreras sans doute le jeune gaillard assis en face de Babeuf avec qui il discute en souriant. Remarque la physionomie avenante, le regard pйtillant, la distinction du port. Il s'appelle Fйlix Lepeletier, ci-devant de Saint Fargeau, dit "Blondinet". On le respecte d'abord en mйmoire de son frиre, assassinй pour avoir votй la mort de Louis XVI, on en a fait un martyr de la Rйvolution. Mais Fйlix ne manque pas de courage non plus, ni d'idйes. Il vient de se faire йlire prйsident du club du Panthйon, а la barbe du courant anti-robespierriste. De tous les Egaux, il est le plus proche de Babeuf, le plus sыr. Il adoptera un de ses fils, aidera Victorine et vivra assez longtemps pour applaudir la rйvolution de 1830. Le petit sec, а gauche, mourra bien avant cela, aux Comores oщ on le dйportera pour une histoire de voiture piйgйe. On le nomme Rossignol, il travaillait chez un orfиvre avant de quitter son йtat pour s'engager dans l'armйe. Il n'a guиre servi que dans la capitale, mais on l'a tout de mкme nommй gйnйral avant de le casser : trop extrйmiste. Les amis -attention ! ce ne sont pas encore des conjurйs- causent de leur difficultй principale : pourquoi le peuple ne bouge-t-il pas ? On propose des analyses. On йvoque la peur des muscadins, ou la disette trop obsйdante, ou simplement la fatigue, une sorte de dйsenchantement, de fatalisme. La droite est trop forte, penserait le peuple, courbons le dos en attendant des jours meilleurs. Comment faire ?

 

LE PROCES
Songe que ce ne sont pas seulement des hommes qui s'affrontent sous les voыtes glacйes de l'ancienne abbaye, ce sont deux systиmes de sociйtй, radicalement antagonistes. Aprиs le chaos de la Rйvolution oщ les ambitions personnelles brouillaient si souvent les cartes sociales, quand plus d'un millionnaire pactisait avec la valetaille pour faire avancer ses intйrкts, les choses, finalement s'йclaircissent. Les pauvres d'un cфtй, les riches de l'autre. Ils vont se dйchirer jusqu'а nos jours, et ce n'est pas fini, mais il n'y a pas ici de barricades, de machine infernale, de dragons sabrant la foule. Et pas de tribunal stalinien. Pendant trois mois, des accusйs passionnйs, des avocats et des accusateurs de grande qualitй vont dйbattre de l'йgalitй, du bonheur qu'elle promet ou des ravages qu'elle cause. Je ne vois pas dans l'histoire de la justice d'autre exemple d'un tel dйbat sur nos sociйtйs. Bien entendu, la cause est entendue d'avance. La propagande officielle a suffisamment prйvenu le jury contre les accusйs, il y aura des condamnations. Alors quelle tension, quelle splendeur dйchirantes ! Regarde les visages butйs de Darthй et de Sophie, la chanteuse. Seuls parmi les accusйs ils ont refusй la dйfense commune. Ils rйcusent le tribunal, refusent de rйpondre aux questions et se taisent trois mois durant. L'homme sera guillotinй, la femme absoute avec un commentaire grinзant : "Elle йtait chanteuse aux Bains chinois et de ce fait n'est pas digne de fixer votre attention dans un procиs oщ il s'agit de juger des accusйs de conspiration contre la sыretй d'une grande et puissante rйpublique". Regarde aussi ces deux tйmoins, des soldats insurgйs de la Lйgion de police. L'accusateur les a chapitrйs dans leur cellule : vous direz que les babouvistes vous ont poussйs. Il les appelle а la barre, les interroge, sыr de son fait. Or, ils se rйtractent, affirment tout ignorer de la Conjuration. Les accusйs applaudissent, le public applaudit, tout le monde sait qu'ils mentent pour la Cause : dix ans de fers. Regarde enfin la comparution du traоtre Grisel, accueilli par un dйsordre indescriptible. On le hue, on l'injurie, il peut а peine dйposer. Vingt ans plus tard, а Nantes, quelqu'un l'a poignardй, on n'a jamais su s'il s'agissait d'une vengeance.
 
LA FIN
Reste le dйnouement, qui n'est qu'un cri d'horreur. Ses lettres cachetйes, Babeuf sort un objet d'une cachette, un morceau de bougeoir affыtй sur les dalles pendant des semaines. Il l'examine. Il vйrifie du doigt la pointe et le fil de son arme. Il ouvre sa chemise... Il s'est ratй. Ecroulй sur le sol, il perd beaucoup de sang. Le jour baisse, un gardien pousse la soupe par le guichet sans remarquer ce qui se passe. Voici la nuit. Que la mort est longue а venir ! Il s'йvanouit, reprend connaissance, s'йvanouit de nouveau. Quand les hommes viennent le chercher, un peu avant l'aube, ils dйcouvrent du sang, un corps inerte ; embarrassйs, ils hйsitent. Mais dans le couloir, une voix gronde et les presse. Ils empoignent le corps et l'emportent vers l'йchafaud.
 
Alors ? As-tu, pour Babeuf, versй la larme que j’espйrais ? Et pour l’йgalitй ? Parviens-tu а imaginer le vaste mouvement populaire а travers l’Europe, la baisse des inйgalitйs devenue but sacrй de l’Union, les gouvernements fixant des objectifs dans ce sens, les mйdias dйnonзant, humiliant ceux qui rйsistent, et chaque mois, chaque annйe, l’йventail des revenus et des patrimoines qui se ferme un peu plus ? Ce serait bien, non ? Occupe-t-en.

Le Livre ! "Je t'йcris au sujet de Gracchus Babeuf" de Jean Soublin, Editions Atelier du Guй.